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Du fond de mon arrière-cuisine

Les salicaires
Bibliothèque québécoise

La publication de ce « remarquable oublié » commémore la disparition du docteur Jacques Ferron, décédé il y a trente ans, le 22 avril 1985. Ce recueil de textes – historiettes, réflexions et petits essais – est l’un des livres fondamentaux de l’écrivain. Son titre, on ne peut plus insolite, est un écho direct à une lettre datée de mai 1973, dans laquelle de Pierre Vallières reprochait à Ferron d’écrire des « ragots sortis du fond de son arrière-cuisine ». Prenant la balle au bond, Ferron a coiffé de ce titre son recueil paru à l’octobre de la même année.

Ces trente-sept textes illustrent avec ardeur son engagement politique, ses relations avec le Québec d’avant la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi sa connaissance intime des œuvres de Gabrielle Roy, de Louis-Ferdinand Céline, de Louis Hémon, d’Albert Camus, de Marguerite Yourcenar, d’Anne Hébert, de Saint-Denys-Garneau et de bien d’autres. Dans « Claude Gauvreau », le docteur rend un hommage posthume au poète qu’il a bien connu et dont il a suivi les séjours à Saint-Jean-de-Dieu. Enfin, dans « Les salicaires », il se livre à une douloureuse confession autobiographique, autour d’une réflexion sur la mort, la folie et la création. Jean-Marcel Paquette, ami de l’écrivain et exégète de l’œuvre, a écrit que « ce texte est un sommet du lyrisme ferronien et constitue sans aucun doute l’un des plus forts de toute la littérature québécoise ».

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