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La mue de l'hermaphrodite

Bibliothèque québécoise

Premier roman de Karoline Georges et premier roman de la génération techno paru en 2001, La Mue de l’hermaphrodite porte un regard dérangeant sur le début du XXIe siècle et étonne par son actualité vingt ans plus tard. À travers le genre de la science-fiction, l’autrice explore avec acuité les enjeux éthiques liés aux identités de genre, au contrôle technocratique par la surveillance à outrance, à la consommation de drogues et au désir perpétuel de l’humain de fuir le réel.

Emprisonné dans une cellule expérimentale sous l’oeil avide du cyberréseau, un être né hermaphrodite doit se confesser d’un crime. Face à ses détracteurs invisibles, l’hermaphrodite s’ausculte et se raconte tout en condamnant l’État qui l’a créé. Le roman suit cet être jusqu’au bout de sa marginalisation : de son enfance hypermédiatisée, à la déchéance de son corps, en passant par sa conquête d’un empire de psychotropes jusqu’à la mue terminale d’Hermany Mésange.

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Extrait

Pourquoi voudrait-on se détruire ?

Si l’existence à froid nous avait comblés parfaitement, on n’aurait pas eu l’idée de se trafiquer la conscience pour modifier notre perception du réel. Parce que l’existence n’est pas une obligation. Ça devrait être un privilège, une jouissance, un vouloir formidable. Pas une épreuve perpétuelle.

On en parle

À l'instar d'un Orwell ou d'un Huxley, Karoline Georges utilise les codes de la SF pour articuler ses réflexions souvent pertinentes sur l'identité sexuelle, les rapports troubles entre individu, collectivité et État […]. Karoline Georges fait ici preuve d'un réel talent d'écriture.
- Stanley Péan, La Presse

Date de parution
9 septembre 2020
Nombre de pages
112
Dimensions
10,7 x 17,7 cm (4,25 x 7 po)
Format
Poche
Langue
Français