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Rivière Mékiskan

Bibliothèque québécoise

En prenant le train vers Mékiskan en Abitibi, loin de son confort montréalais, Alice Awashish-Lamontagne remonte le fil de ses origines autochtones. À ses côtés, les cendres d’un père disparu depuis longtemps, devenu alcoolique et itinérant, porteur du passé douloureux de sa communauté. Partie pour vingt-quatre heures, Alice fait la connaissance de la vieille Lucy, une cousine de sa grand-mère qui vit dans une cabane et s’occupe de ses petits-enfants lorsque leur mère Jeannette, sa fille, se saoule à l’hôtel du village en compagnie d’un Ihimistikshiou, un Blanc. Elle accepte l’offre de Lucy de reporter son départ d’une semaine pour organiser les funérailles de son père et préparer le muk’shan, le festin d’adieu. Durant ce séjour, elle découvre un monde où coexistent difficilement traditions autochtones et modes de vie occidentaux, où la forêt a été mutilée par les coupes à blanc, où les jeunes peinent à survivre, mais un monde, aussi, de liberté et de lumière. Alice découvrira une partie d’elle-même longtemps ignorée et en sera à jamais transformée.

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On en parle

Ce roman […] allie dureté et beauté. Il évoque cette douleur qui semble se transmettre de génération en génération, comme dans les paroles composées par Richard Desjardins pour Elisapie Isaac dans la chanson Moi, Elsie : « Les gars ici n’arrachent beaucoup / ils viennent au monde c’est même banal / Avec une flèche plantée dans l’cou / Pis quand y parlent ça leur fait mal.» À sa manière, c’est aussi cela que raconte Rivière Mékiskan.
– Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises

Lauréat
Prix littéraire France-Québec 2011
Date de parution
26 février 2020
Nombre de pages
144
Dimensions
10,7 x 17,7 cm (4,25 x 7 po)
Format
Poche
Langue
Français