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C’est sur un train qui sillonnait les régions reculées du nord de l’Ontario qu’est née Gladys. Avec sa fratrie et les enfants de la forêt côtoyés au fil des haltes, elle a vécu sur les rails des années de pur ravissement. A rencontré l’amour. « Quand on a connu le bonheur, il est impossible de croire qu’il n’est plus possible. » Qu’est-ce qui a poussé cette optimiste forcenée, devenue une femme âgée, à se jeter sur un train puis un autre, échappant à toutes les tentatives pour la ramener à la maison ? La question obsédera ses amis proches et lointains, de même qu’un certain activiste des chemins de fer qui n’en démordra pas : quelqu’un, quelque part, doit savoir ce qui a conduit Gladys si loin de Swastika.

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Extrait

Le 24 septembre 2012, Gladys Comeau est montée à bord du Northlander et on ne l’a plus revue à Swastika, qui n’est pas une ville, même pas un village, tout juste une bourgade le long du chemin de fer.

Commence alors l’errance, celle de Gladys et la mienne, car ceci est le récit du voyage de Gladys Comeau sur les rails du nord de l’Ontario et du Québec qui l’amèneront au sud, puis à l’ouest, ensuite à l’est, puis de nouveau vers le nord. Voyage erratique auquel personne n’a rien compris et qui a été suivi par nombre de personnes à partir du moment où la disparition de la vieille dame a été signalée. Les témoignages sont nombreux, les opinions également, plusieurs l’ont blâmée, condamnée, certains l’ont qualifiée de monstrueuse. Il ne s’agit pas ici de faire son procès mais de suivre la fuite éperdue de Gladys sur les trains du Nord pour en cueillir les morceaux épars et y trouver ce qui peut en être la motivation. Car l’errance de celle qu’on a appelée « la femme de Swastika », si on en connaît maintenant les détours et revirements, a fait l’objet de maintes interprétations.

On en parle

« […] j’ai éprouvé les ivresses du vagabondage au féminin par la littérature […] ces personnages de femmes audacieuses en arrachement de harnais célèbrent de concert l’émoi du voyage sans boussole. »
– Odile Tremblay, Le Devoir

« Digne de cette longue attente, son nouveau roman file sur les rails du nord de l’Ontario, dans une enquête intime aux multiples intersections. […]
Servant à nouveau les thèmes de la vieillesse et de l’amitié, l’écriture sereine de l’écrivaine nous transporte avec grâce, comme un convoi sur un infini de fer. » – Coup de pouce

« Avec À train perdu, Jocelyne Saucier vient ajouter une pierre volumineuse à l’édifice romanesque qu’elle a bâti au fil du temps, une œuvre profonde et touchante, peuplée d’êtres « ordinaires aux vies extraordinaires » qui, en marge des projecteurs, poursuivent de vibrantes quêtes d’absolu. » – Michaël Pelletier-Lalonde, L'indice bohémien

« Un voyage absolument fantastique […] dans lequel je me suis plongé avec énormément de bonheur et d’étonnement! » – Michel Désautels, Désautels le dimanche, Ici Radio-Canada

En audio

Extrait du livre audio lu par Patrick Labbé