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Le huitième jour

Bibliothèque québécoise

Constatant que la création est une œuvre inachevée, Antonine Maillet a décidé dans ce conte philosophique de refaire le monde à sa manière. Oublions un instant Adam et Ève, parents indignes de l’humanité… C’est dans le four à pain de Bonne Femme et dans l’atelier de menuiserie de Bonhomme que sa cachent nos véritables origines : s’y trouvent Gros comme le Poing, né de la pâte à pain, et Jean de l’Ours, né d’un tronc d’arbre, qui partent tous deux à l’assaut de la planète afin d’améliorer le piètre héritage de Dieu.

Avec un malin plaisir, Antonine Maillet réécrit l’histoire selon ses propres lois nées d'un imaginaire aussi fantasque que les créatures qui peuplent son univers. 

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Extrait

Reprenons l'histoire depuis le début. Tout a commencé avec la création du monde. Création en six jours, nous dit-on, six petits jours, avec un Créateur qui s'en va en plus se reposer au septième! Vraiment, ce n'était pas sérieux. On peut bien avoir hérité d'un monde boiteux et rabougri! Un monde inachevé. Inachevé... Ce seul mot donne envie de sortir ses crayons de couleur, ses compas, ciseaux, équerres, rabots, pinceaux... de sortir sa plume.

Le seul espoir est dans le huitième jour.

On en parle

La verve de la conteuse est intarissable. On lit, mais ces mots parlent et on croit les entendre. On s'imagine être dans une vraie soirée de contes, où fusent les objections et les lazzi. Avec le recul, on s'aperçoit que tout n'est pas seulement drôle, mais profond. Toute la sagesse des fabulistes, toute celle des conteurs traditionnels est là, vivante et vibrante. Ce beau conte charrie vraiment toute la sagesse du monde !
– Réginald Martel, La Presse

Date de parution
2022
Nombre de pages
336
Dimensions
10,7 x 17,7 cm (4,25 x 7 po)
Format
Poche
Langue
Français